© Hélène Lambert Artiste-scientifique. 3/3 Bains des Pâquis

 


Le tableau, posé sur son trépied, n’est plus simplement un objet.
Il devient un miroir imparfait, un miroir sensible, qui renvoie le monde à sa propre vibration.
Dans le froissement métallique de sa surface, on croit voir des éclats de givre, des ailes, des paysages imaginaires.
On croit voir ce que l’on porte en soi.
Et c’est le moment précis où une œuvre cesse d’appartenir à celui qui l’a créée,
pour commencer à appartenir à ceux qui la regardent.

A. Romano 

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